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avril 14, 2026

Information

L’Institut de Défense du Sénégal (IDS) en collaboration avec l’Autorité sénégalaise de Radioprotection, de Sûreté et de Sécurité nucléaires (ARSN), représentée par sa Directrice générale, le Professeur Ndèye Arame Boye Faye, a animé une conférence le 8 janvier 2026 sur le thème « les enjeux et opportunités du nucléaire : perspectives pour le Sénégal ».

Cette rencontre, destinée aux auditeurs de l’École Supérieure de Guerre (ESG) et de l’Ecole d’État-Major (EM), s’inscrit dans le cadre des séries de conférences programmées pour l’année académique 2025-2026 pour l’enrichissement des enseignements académiques et opérationnels de l’Institut de Défense du Sénégal (IDS).

À travers une présentation approfondie sur les enjeux et opportunités du nucléaire au Sénégal, la Directrice générale de l’ARSN a mis en lumière les perspectives qu’offre ce secteur stratégique en pleine évolution.

Souvent associé aux armes ou aux accidents, le nucléaire suscite encore des inquiétudes dans l’imaginaire collectif. Pourtant, dans sa dimension civile, il constitue un levier important pour le développement durable: santé, agriculture, recherche scientifique, gestion des ressources naturelles : les applications sont nombreuses et déjà effectives dans plusieurs pays, y compris le Sénégal.

Après une analyse globale de la situation mondiale du nucléaire civil marqué par les défis climatiques, la sécurité énergétique et alimentaire, les dynamiques géopolitiques et les avancées technologiques, la conférence a permis de mieux situer la place du Sénégal dans cet environnement international.

Le Sénégal utilise déjà les technologies nucléaires dans des secteurs essentiels. Le pays dispose d’un cadre légal et réglementaire structuré, piloté par l’ARSN, dont la mission fondamentale est de veiller à la protection des populations, des travailleurs et de l’environnement, ainsi qu’à la sûreté et à la sécurité des sources de rayonnements et des installations associées.

Ces avancées positionnent progressivement le Sénégal sur la carte du nucléaire civil africain. Face à l’augmentation des besoins énergétiques et à l’urgence climatique, le nucléaire pourrait, à long terme, constituer une option à explorer pour diversifier les sources d’énergie du Sénégal, à l’instar de l’Afrique du Sud, seul pays du continent à produire de l’électricité d’origine nucléaire. Lors du Conseil des ministres du 12 novembre 2025, le Ministre chargé de l’Énergie et des Mines a évoqué la possibilité d’introduire le nucléaire dans le mix énergétique national.

La rencontre a réuni 28 officiers de l’École d’État-Major et 40 officiers de l’École Supérieure de Guerre, soit un total de 68 officiers issus des forces armées (Air, Terre, Mer) et de la Gendarmerie. À travers cette initiative, l’ARSN et l’Institut de Défense du Sénégal entendent renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité sur les questions liées au nucléaire civil, à la sûreté et à la sécurité radiologique.

Discret mais stratégique, le nucléaire civil s’impose progressivement comme un outil de développement durable. Pour le Sénégal, l’enjeu consiste à consolider l’expertise nationale, à sensibiliser davantage les populations et à poursuivre la coopération internationale afin de tirer pleinement parti de cette technologie. Bien encadré et utilisé à des fins pacifiques, le nucléaire pourrait ainsi contribuer à bâtir un avenir plus sûr, plus sain et technologiquement plus avancé.