Le Sénégal a une nouvelle fois été choisi pour abriter une rencontre régionale majeure sur la sécurité nucléaire. À l’entame de son allocution d’ouverture, le Professeur Ndeye Arame BOYE FAYE, a souhaité, au nom des plus hautes autorités sénégalaises, la bienvenue aux experts du Bureau de la sécurité radiologique de l’Administration nationale de la sécurité nucléaire (NNSA), du Département américain de l’Énergie (US DOE), ainsi qu’aux participants venus du Cameroun et du Niger.
Madame FAYE a également tenu à exprimer la gratitude du gouvernement pour l’excellente coopération établie avec le Bureau de la sécurité radiologique, et qui a permis à l’Autorité sénégalaise de Radioprotection, de sûreté et de sécurité nucléaires (ARSN) de réaliser des avancées notables, en particulier en matière de renforcement des capacités, de réglementation et de renforcement de la sécurité du site temporaire de stockage des sources radioactives usées.
Ce partenariat fructueux, a également permis l’organisation de nombreuses activités de formation et de sensibilisation au profit non seulement des agents de l’Autorité, mais aussi des autres parties prenantes nationales concernées par les enjeux de la sécurité nucléaire.
L’atelier régional a regroupé des participants du Sénégal, du Niger et du Cameroun, composés de régulateurs, d’opérateurs, d’intervenants et de tout autre personnel impliqué dans la sécurité nucléaire ou radiologique, tous chargés du maintien d’une culture de sécurité sur leurs sites respectifs.
Les objectifs de la formation étaient de sensibiliser aux menaces qui pèsent sur la sécurité radiologique, et aux conséquences potentiellement graves d’une culture de sécurité inefficace. Le programme a également couvert plusieurs thématiques clés, notamment le facteur humain, les obstacles culturels à l’efficacité des dispositifs de sécurité, ainsi que les éléments essentiels pour la conduite d’inspections et d’auto-évaluations de la culture de sécurité.
Dans un contexte marqué par l’augmentation des applications civiles du nucléaire en Afrique, et les projets d’introduction de l’électronucléaire dans le mix énergétique dans certains pays, cette rencontre revêt une importance capitale. Elle vise à consolider les efforts de prévention contre le trafic illicite et le terrorisme nucléaire, tout en assurant une contribution durable du nucléaire au développement dans des secteurs clés tels que la santé, l’agriculture et l’industrie.
Pendant trois jours, les participants ont pris part à des échanges d’expériences, discussions techniques et exercices pratiques. L’appel a été lancé pour que ces journées soient interactives et productives, au service du renforcement global de la sécurité nucléaire en Afrique.